Sybiline fait également partie des artistes présents
au Symposium de peinture de la Mauricie et exposera quelques tableaux et costumes
à la mi-mai dans les bibliothèques de Shawinigan et Shawinigan-Sud.
Nous la retrouvons devant quelques-unes de ses uvres, avec les livres
dont elle a effectué les couvertures dans la dernière année.

«Décider
de vivre de son art constitue un engagement intellectuel, moral et matériel
sans équivalent, comparable à un saut dans le vide.» Cette
phrase, tirée du livre Mode d'emploi, a attiré particulièrement
l'attention de Chantal Lajoie, alias Sybiline. Cette année, elle fait
ce grand saut et décide de se consacrer totalement à l'art.
Portraitiste, couturière et illustratrice de livres; voilà les
créneaux dans lesquels Sybiline excelle tout particulièrement.
L'artiste aspirait à vivre de son art du plus loin que sa mémoire
se rappelle. Aujourd'hui, elle peut dire qu'elle est tout près du but.
Les contrats d'illustration de couverture de livre se font de plus en plus
nombreux. «Au début, je suis allée voir l'éditeur
Soulières à quelques reprises. Il m'a donné ma première
chance en me donnant un contrat pour deux livres», explique l'artiste.
De fil en aiguille, Sybiline obtient des contrats avec la maison d'édition
VLB et avec Québec-Amérique.
Cette année, Sybiline a donné un visage à plusieurs
autres personnages de livres. Elle a travaillé à l'édition
européenne de 1704, Captive des Indiens, un roman québécois,
adapté pour les lecteurs d'outre-mer.
Les
couvertures d' Irma 2, Lili Klondike Tome 1 et Le tueur des pompes funèbres,
tous des livres actuellement sur les tablettes, sont signées de la main
de l'artiste. «J'ai aussi deux autres livres chez Soulières. Les
couvertures sont faites, mais l'écriture n'est pas terminée par
l'auteur. Les Éditions Hurtubise m'ont également téléphoné
pour cinq livres de deux collections différentes. Et Michel Brûlé
m'a demandé de poursuivre la série Eugénie», ajoute
l'artiste, visiblement satisfaite que ses nombreuses visites dans les salons
du livre aient porté fruit.
Sybiline procédera également cette année à l'illustration
d'une couverture de magazine, le magazine Brin d'éternité. Un
projet qui réjouit l'illustratrice.
Entre la création de couverture de livres et la confection de portraits,
Sybiline travaille également en couture. Elle confectionne des robes
de bal, de demoiselles d'honneur et d'époque.
Elle a même décidé de mettre son talent au service des
élèves du Séminaire Sainte-Marie en organisant un concours.
Les étudiantes pouvaient expliquer, par le biais de dessins, de mots
ou de découpures, comment elles imaginaient la robe de leurs rêves.
«Je leur disais: "Vous m'expliquez comment serait votre robe de
rêve par le médium qui vous convient. Moi, je choisis l'idée
la plus flyée"», explique-t-elle.
L'expérience lui a plu. Elle a aimé côtoyer les élèves
du secondaire. Tout dépendant de son carnet de commandes au printemps
prochain, elle compte retenter l'aventure.

Visages régionaux
L'artiste Sybiline prend toujours des visages de la région lors de la
confection de tableaux ou de couvertures de livres. Les gens intéressés
à poser pour Sybiline peuvent consulter son site Internet (www.sybiline.ca)
où ses coordonnées s'y trouvent.